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Conflit au Moyen-Orient : La BCE met en garde contre des risques inflationnistes et n’exclut pas une intervention

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a mis en garde contre un risque de hausse généralisée de l’inflation dans un contexte de choc persistant des prix de l’énergie lié au conflit au Moyen-Orient, évoquant la possibilité d’une intervention de l’institution.

Par MAP - Temps de lecture 2 minutes - 3 min de lecture - Publié le 21 Mars 2026 à 08h14
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Conflit au Moyen-Orient : La BCE met en garde contre des risques inflationnistes et n’exclut pas une intervention
S’exprimant lors d’une conférence sur la politique monétaire à Francfort, Mme Lagarde a indiqué que, malgré une situation économique jugée solide et une inflation proche de l’objectif de 2%, il existe des “raisons d’être vigilants”, établissant un parallèle avec le choc inflationniste de 2022-2023, marqué par un pic à 10,6%.

Elle a souligné que, si le choc devait s’intensifier, les entreprises et les salariés pourraient réagir plus rapidement qu’auparavant, notamment à travers la répercussion des coûts et des revendications salariales.

La BCE suivra de près les évolutions et adaptera sa politique monétaire afin d’atteindre son objectif, a affirmé Mme Lagarde, précisant que les décisions dépendront de nouvelles informations sur l’ampleur et la durée du choc ainsi que sur sa propagation.

La responsable a également indiqué que l’institution bancaire européenne ne se laissera pas freiner par l’attentisme dans sa prise de décision.

Par ailleurs, la membre du directoire de la BCE, Isabel Schnabel, a souligné la nécessité de suivre attentivement la durée du choc des prix de l’énergie, ses effets sur les anticipations d’inflation et la transmission des coûts aux consommateurs.

La BCE avait relevé ses taux directeurs à la suite du précédent choc inflationniste entre juillet 2022 et septembre 2023, portant le taux de la facilité de dépôt à 4%, le taux des opérations principales de refinancement à 4,5% et le taux de la facilité de prêt marginal à 4,75%, avant de les ramener respectivement à 2%, 2,15% et 2,40% à la mi-2025, niveaux auxquels ils se maintiennent actuellement.

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